La
maison empoisonnée "... Cela pourrait être le titre d'un roman acheté
dans un hall de gare ou d'aéroport, pour passer le temps. L'intrigue
aurait pour héros un commandant de bord de Boeing 747. Le lieu du
drame serait situé à Brest, et tout commencerait le ler novembre
1989. Ce jour-là, Georges Mear emménage avec son épouse dans leur
maison neuve. Rapidement, leur vie se transforme en cauchemar. Yeux
et nez qui piquent, rhinites à répétitions, difficultés de concentration,
maux de tête, sommeil perturbé... la liste des malheurs qui s'abat
sur le couple s'allonge chaque jour. Seules périodes de rémission,
pour le commandant de bord, celles où il s'absente pour son travail.
Loin de chez lui, ses problèmes disparaissent tandis que l'état
de santé de sa femme se dégrade chaque jour. L'homme de l'air se
transforme en détective et finit par mettre en cause sa maison.
Il mène une enquête minutieuse pour débusquer le coupable soupçonné
de loger chez lui. Dix-huit mois lui seront nécessaires pour mener
à bien ses investigations et déposer ses conclusions. nu,
reconnu et vulgarisé.
| Des
normes strictes dans certains pays d'Europe, mais pas en France.
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Analyses
de l'air, enquête sur les matériaux, consultation de toxicologues,
Georges Mear utilise tous les moyens pour faire la vérité. Il s'intéresse
tout d'abord à la ventilation pour constater que, mal conçue, celle-ci
ne fait qu'aggraver la pollution à l'intérieur de la maison, au
lieu de la réduire.
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Les
analyses de l'air révèlent la présence dans l'oxygène d'une véritable
soupe chimique : insecticides, fongicides et solvants barbotent
entre ses quatre murs, avec, cerise sur le gâteau, des particules
de laine de roche qui s'échappent des faux plafonds. Le couple a
acquis une telle sensibilisation à ces toxiques que, même après
avoir déménagé, leurs problèmes de santé perdurent. On les soupçonne
de maladies psychosomatiques et on les traiterait même de malades
mentaux si le propriétaire de la maison n'exerçait une profession
qui en impose. Ils répliquent en menant une action en justice pour
malfaçons. De cette histoire vraie, le pilote de ligne n'a pas fait
un roman noir, mais il a voulu rendre public son témoignage
sur Internet, présentant son cas comme " l'illustration parfaite
de ce qu'il ne faut plus faire dans la construction si l'on veut
avoir une maison saine ". Depuis l'époque de sa mésaventure, la
législation a un peu évolué. Depuis juillet 1994, les bois traités
au PCP (fongicide) ne peuvent plus être utilisés à l'intérieur des
immeubles. L'Europe va lancer une étude pour définir des normes
d'émission de composés organiques volatiles (COV) pour les peintures
décoratives ; et certains pays imposent des normes strictes quant
à l'utilisation des formaldéhydes - produit contenu dans les colles
de bois reconstitué, mais ce n'est pas encore le cas en France.
" La maison empoisonnée " de Georges Mear illustre les problèmes
posés par la pollution intérieure. Comment y échapper ?
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